Projet de directive pour la protection
 des travailleurs intérimaires

 

Après l'échec des négociations entre partenaires sociaux, la Commission propose une directive destinée à garantir un niveau minimum de protection aux intérimaires dans l'UE. Le texte vise aussi à contribuer au développement du travail intérimaire en tant qu'option flexible pour les employeurs et les travailleurs. La proposition établit le principe de non-discrimination, y compris salariale, entre l'intérimaire et le travailleur de l'entreprise utilisatrice à laquelle il a été affecté. Ce principe, qui existe déjà dans les législations nationales de onze états membres , s'applique après six semaines passées dans la même entreprise utilisatrice. Des dérogations sont possibles si un traitement différent se justifie pour des raisons objectives, en particulier si les intérimaires sont liés à leur agence par un contrat à durée indéterminée et sont rémunérés entre deux missions. une exception est également envisageable lorsque les conditions de travail des intérimaires sont établies dans des conventions collectives garantissant un niveau de protection adéquat.
A noter que selon les dernières données disponibles, en 1999, près de 80 %des travailleurs intérimaires en Europe étaient employés dans quatre Etats membres : Pays-Bas, France, Allemagne et Royaume-Uni.

Proposition de directive relative aux conditions de travail des travailleurs intérimaires COM ( 2002 ) 149 final du 20.03.2002