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Revue de Presse
27
février 2009
Médecine du travail : premiers blocages sur ses missions

22
janvier 2009
"La
souffrance au travail "
Philippe DOUAY

"L'association des victimes de l'amiante..."
La Voix du Nord

3
décembre 2007
" Les liaisons
dangereuses de la médecine du travail et du patronat "

Le
Monde ( dossier )
8
novembre 2007
« Le Medef soupçonné
de détourner l'argent de la médecine du travail »
Les Echos, Le Parisien,
Libération, L’Humanité
Les Echos indiquent que « cités par
France Inter et rue89.com, plusieurs syndicalistes CGC affirment que
des antennes régionales et départementales du Medef utilisent les
cotisations destinées à la santé des salariés pour payer leurs locaux,
leurs permanents ou des notes de frais ».
Le journal cite un président de Medef territorial, qui reconnaît
qu’« il y a parfois confusion des genres », un autre notant
que « ça a toujours été une source de revenus pour beaucoup de
monde ».
Les Echos observent toutefois qu’« officiellement, le Medef
dément, arguant de l'accord interprofessionnel de septembre 2000 sur
la santé au travail pour rappeler que les comptes de la médecine du
travail sont certifiés et que les syndicats siègent dans les instances
».
Le quotidien rappelle en outre qu’« en mai 2001, une
recommandation interne du Medef a attiré l'attention sur
«l'indépendance des organismes périphériques» que sont la médecine du
travail, la formation professionnelle ou les prud'hommes ».
Le journal cite Hugues-Arnaud Mayer, président de la commission
développement des territoires, qui déclare quant à lui : « Nous
n'avons aucun moyen de savoir ce qui se passe dans ces organismes ».
Le Parisien relève également que « le Medef aurait puisé des
fonds à la médecine du travail ».
Le quotidien indique que selon rue89.com, « à
Issy-les-Moulineaux, le service médical interentreprises de la
banlieue sud-ouest a passé en 2001 avec le Medef Hauts-de-Seine Sud
une «convention» qui stipule que le service de médecine du travail
prend en charge «à hauteur de 75 %» les frais de secrétariat, la
moitié du salaire du secrétaire général de l’organisation patronale et
la moitié des frais du véhicule de tourisme du Medef ».
Le quotidien ajoute que « depuis 2005, cette convention «a été
remplacée par un forfait de 80 000 euros par an pour faire tourner le
comité patronal au détriment de la médecine du travail» ».
De son côté, L’Humanité titre en Une sur « les financements
douteux du patronat ».
Le journal consacre ainsi deux pages à « l’arnaque du Medef »,
et parle de « médecine sous tutelle ».
5
novembre 2007
« La médecine du
travail «mal armée» »
L’Humanité, Les Echos
L’Humanité remarque
qu’« un rapport préconise d’augmenter le nombre de médecins du
travail et de recentrer leur activité sur la prévention ».
Le journal se penche ainsi sur « l’urgence pointée par ce
rapport », rédigé par les Drs Françoise Conso et Paul Frimat,
ainsi que par l’Igas et l’Inspection générale de l’administration de
l’Education nationale et de la recherche.
Le quotidien observe que « d’ici à 5 ans, 1 700 médecins du
travail partiront à la retraite quand seulement 370 nouveaux
praticiens auront été formés ».
L’Humanité ajoute que le rapport « considère également comme
une «priorité absolue» la hausse des effectifs des enseignants en
médecine du travail, certaines facultés n’ayant déjà plus de
formateurs à cette spécialité ».
Le journal note en outre que ce texte « préconise un
recentrage de l’activité sur la prévention, en permettant aux médecins
de déléguer certaines tâches à des infirmiers spécialisés ».
« Selon les auteurs, cette médecine est «mal armée pour affronter
les transformations» des formes d’emplois et des conditions de travail
», continue le quotidien.
L’Humanité observe de plus que ce rapport appelle à
« recentrer l’activité [des médecins du travail] sur la
prévention ».
23
octobre 2007
MISE EN EXAMEN.
Amiante : le médecin du
travail chez les juges Marc Payet
mardi
23 octobre 2007 | Le Parisien
Le médecin
du travail qui a exercé trente ans dans une usine où les salariés
étaient exposés à l'amiante devrait être mis en examen aujourd'hui. De
nouvelles recherches démontrent que, dans le scandale de l'amiante, le
pire est peut-être devant nous.
LE DOSSIER de l'amiante,
qui a longtemps traîné, voit son traitement s'accélérer subitement.
Sur le plan judiciaire tout d'abord. Aujourd'hui, et c'est une
première, un médecin du travail devrait être mis en examen et entendu
par les deux juges chargés de cette enquête au long cours, Marie-Odile
Bertella-Geffroy et Didier Peltier.
Le docteur Claude R.,
médecin du travail, est soupçonné (lire « le Parisien » et «
Aujourd'hui en France » d'hier) soit de n'avoir rien vu, soit
d'avoir, au pire, dissimulé trente ans durant la vérité aux salariés
des usines Ferodo-Valeo de Condé-sur-Noireau, dans le Calvados,
où l'on évoque mille décès à cause de l'amiante.
« On a menti sciemment aux gens »
« Cette affaire ne doit pas rester un cas isolé. Maintenant, il faut
que de nombreux médecins du travail soient entendus, dans les
différentes entreprises où l'on a menti sciemment aux gens. On
s'interroge vraiment sur leur devoir d'alerte », précise François
Derriaux, responsable de l'Association des victimes de l'amiante (Andeva).
Mais le scandale de l'amiante rebondit aussi au niveau national sur le
plan sanitaire. Hier, le « Bulletin épidémiologique hebdomadaire » de
l'Institut de veille sanitaire (InVS) a qualifié le sujet de «
problème de santé publique majeur ». Les experts démontrent maintenant
que le risque d'être contaminé ne concerne pas seulement ceux qui
manipulaient physiquement la fibre mais aussi ceux qui étaient dans
son « environnement ». Ainsi, cinq cas de mésothéliome - un cancer lié
à l'amiante - sont maintenant scientifiquement démontrés sur le campus
de Jussieu (lire ci-dessous) chez des chercheurs qui étaient
présents dans des labos floqués avec la fibre mortelle. D'autre part,
selon une autre expertise de l'InVS (« le Parisien » et «
Aujourd'hui en France » de samedi dernier), 1 500 à 9 000
personnes réparties sur les communes d'Aulnay-sous-Bois et de Sevran
(Seine-Saint-Denis) pourraient avoir un surrisque de cancer lié au
rejet dans l'atmosphère de broyage d'amiante entre 1938 et 1975 par
l'usine du Comptoir des minéraux et matières premières (CMMP)
d'Aulnay-sous-Bois. La justice est saisie du dossier. Le ministère de
la Santé a mis en place un numéro vert pour que les personnes
inquiètes puissent se signaler
Amiante : la médecine du travail sur la sellette
Publié
le 22 octobre 2007
Actualisé le 22 octobre 2007 : 07h5

L'ex-médecin du travail des usines Ferodo-Valeo de
Condé-sur-Noireau est convoqué mardi chez le juge. Il risque une
mise en examen.
PREMIÈRE judiciaire : Claude Rafaéli, médecin du travail pendant
près de 25 ans dans les usines Ferodo-Valeo de Condé-sur-Noireau
(Orne) est convoqué mardi matin au pôle de santé judiciaire de
Paris. Il va devoir expliquer pourquoi ce petit village
bucolique de la « suisse normande » est devenu la vallée de la
mort de l'amiante. À tel point qu'une stèle a été érigée en
mémoire des victimes du minerai cancérigène : plus d'un millier
de malades ont été indemnisés par l'État et les études
pronostiquent quelque 3 000 morts dans les dix à vingt ans à
venir.
Marie-Odile Bertella-Geffroy, la juge d'instruction en charge du
dossier, pourrait mettre en examen le médecin pour « non-assistance
à personne en péril ». Jeudi dernier, les gendarmes de
l'Orne et ceux de l'Oclaest (Office central de lutte contre les
atteintes à l'environnement et à la santé publique) ont
perquisitionné chez le Dr Rafaéli et l'ont entendu dans le cadre
d'une garde à vue.
Claude Rafaéli les intéresse à double titre. D'une part, il a
été le médecin de l'ensemble des établissements
Ferodo-Valeo-Honeywell dans la région. En outre, il a siégé au
sein du Comité permanent amiante (CPA), un organe scientifique
créé en 1982 pour réfléchir sur les questions liées à l'amiante.
« Il s'agissait en fait d'un haut lieu du lobbying
pro-amiante », explique Me Michel Ledoux,
avocat des victimes. « Autour de la table, se retrouvaient
des industriels, des médecins, des syndicalistes et les
représentants des pouvoirs publics. Sa participation au CPA
faisait de M. Rafaéli un homme particulièrement averti des
dangers de l'amiante. Mes clients veulent savoir pourquoi il n'a
jamais tiré la sonnette d'alarme », poursuit-il.
Éventuelle passivité du médecin
Après la mise en examen de cinq cadres dirigeants de
l'entreprise, cette mise en cause donne au dossier une dimension
nouvelle. Le médecin du travail est en effet le bras armé de
l'administration pour éviter « toute altération de la santé
des travailleurs ». L'éventuelle passivité du médecin, si
elle était démontrée, voire sa connivence avec l'entreprise
(dénoncée par les associations) poseraient la question du rôle
de la médecine du travail et de son efficacité. En début
d'année, des perquisitions avaient également été effectuées dans
différents ministères dont celui du Travail. Les maladies liées
à l'amiante, de l'asbestose au cancer de la plèvre sont connues
dans le tableau des maladies professionnelles depuis 1906. Après
celle de Claude Rafaéli, c'est la responsabilité des pouvoirs
publics qui pourrait être recherchée. Une spécialité du juge
Bertella-Geffroy, qui s'est illustré dans le scandale du sang
contaminé.
L'affaire de Condé-sur-Noireau se prête à ce type d'instruction
emblématique des affaires de santé publique. L'histoire de ce
bourg de 6 000 habitants est intimement liée à celle de
l'amiante puisque depuis le début du XXe siècle, les
ouvriers « tissent » de génération en génération ce minerai pour
envelopper les moteurs de bateaux puis les plaquettes de freins.
Sous la pression des associations, le dossier de Condé a été
transmis à Paris en 2005, près de dix ans après la première
plainte, avec l'ensemble des autres affaires pendantes devant
les tribunaux de France.
22
octobre 2007
« Scandale de l'amiante -
Un médecin du travail impliqué »
Le Parisien, Le Figaro
C'est ce qu'indique Le Parisien sur sa Une.
Le journal relève sur deux pages que « c'est
une première judiciaire qui va se dérouler cette
semaine au pôle de santé publique du tribunal de
grande instance de Paris. Un médecin du travail
est convoqué dans le cadre du scandale de
l'amiante en vue de sa mise en examen ».
Le quotidien explique ainsi que « 11 ans
après le dépôt d'une plainte pénale, l'instruction
de l'un des pires dossiers de l'amiante connaît
une avancée capitale et symbolique avec la mise en
cause d'un médecin du travail ».
Le médecin, « qui a travaillé 30 ans dans
les usines Ferodo-Valeo à Condé-sur-Noireau
(Calvados), a été entendu en toute discrétion
mercredi dernier par les gendarmes. Seule la
perquisition de son domicile n'est pas passée
inaperçue », poursuit le journal.
Le Parisien indique que « le Dr R. est
désormais convoqué par la juge Marie-Odile
Bertella-Geffroy. La magistrate du pôle de santé
publique devrait mettre le médecin du travail en
examen pour «non-assistance à personne en péril»
».
Le journal remarque que « ce praticien,
aujourd'hui à la retraite, n'aurait pas joué son
rôle d'alerte auprès des salariés exposés à
l'amiante et ses poussières si dangereuses pour la
santé ».
Le quotidien se penche sur les estimations de
la mortalité liée à l'amiante dans la vallée de
Condé, qui « font froid dans le dos ».
« «Plus de 1 000 depuis la création des usines, au
minimum 400 ces 10 dernières années», évalue Me
Michel Ledoux, avocat de nombreuses victimes »,
observe Le Parisien.
Le journal remarque par ailleurs que « le Dr
R. a aussi la particularité d'avoir été membre du
Comité permanent amiante, groupe de pression fondé
par les industriels de l'amiante. Il intervenait
comme expert au sein de ce lobby soupçonné d'avoir
oeuvré pour retarder le plus possible
l'interdiction de la fibre ».
Le Parisien précise qu'« après le médecin
du travail, la juge pourrait mettre en cause les
responsables de l'inspection du travail et des
Caisses primaires d'assurance maladie ».
Le quotidien rappelle en outre que « la
loi définit clairement les devoirs d'un médecin du
travail », qui a un « rôle préventif
primordial ».
Le journal relève toutefois que selon une
étude de 1999, publiée par le groupe d'études
régional de médecine du travail de
Poitou-Charentes, « seulement un praticien sur
deux estime «suffisante» sa formation initiale en
matière de toxicologie de l'amiante ».
Le Parisien note enfin que « le statut
même du médecin du travail peut poser problème. Il
est salarié de l'entreprise dans laquelle il
exerce ».
Le Figaro constate également que « la
médecine du travail [est] sur la sellette ».
Le journal observe que « l'éventuelle
passivité du médecin, si elle était démontrée,
voire sa connivence avec l'entreprise, [...]
poseraient la question du rôle de la médecine du
travail et de son efficacité ». |
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14
septembre 2007
« Le tabac, premier
facteur de cancer »
Le Parisien, Le Monde,
L’Humanité, Les Echos
Le Parisien aborde à son tour le rapport publié hier par l’Académie de
médecine et le Centre international de recherche
sur le cancer, selon lequel « le tabac et
l’alcool sont à l’origine de 28 % des cancers en
France ».
Le journal remarque que « le tabac reste
la principale cause de la maladie : il entraîne 29
000 morts, soit 33,5 % des décès par cancer chez
l’homme, et 5 500 morts, soit 10 % des décès par
cancer chez la femme, en 2000 ».
Le quotidien ajoute que « les expositions
professionnelles sont à l’origine de 3,7 % des
décès par cancer chez l’homme et 0,5 % chez la
femme, en diminution ».
Le Parisien relève par ailleurs que « les
traitements hormonaux de la ménopause sont
responsables de 2 % environ des décès par cancer
chez la femme ».
Le journal observe que « contrairement à certaines
allégations, l’étude montre que 1 % au plus des
décès par cancer peuvent être attribués avec
certitude à la pollution ».
Le Parisien retient enfin que « la
mortalité par cancer a diminué d’environ 13 %
entre 1968 et 2002 ».
Les Echos remarquent pour leur part que «
les comportements individuels [sont] responsables
d'un tiers des cancers ».
Le journal note que ce rapport « remet en
cause quelques idées reçues ».
Le quotidien relève toutefois qu’« il
reste pour l’instant impossible de démontrer avec
certitude les liens existants entre nutrition et
cancer ».
Le Monde retient également que « les
causes des cancers restent liées aux comportements
individuels ».
Le journal indique, entre autres, que «
le rapport reconnaît qu’«il n’y a pas de consensus
concernant l’influence de la pollution
atmosphérique sur l’incidence des cancers du
poumon ni aux Etats-Unis, ni en Europe» ».
Le Monde cite le rapport, qui suggère : «
Comme dans le cas des changements climatiques, il
faudrait envisager la création de groupes
internationaux, ainsi que le lancement d’études
sur des cohortes suffisamment vastes ».
L’Humanité note aussi que cette « étude
sur les causes du cancer met à mal bon nombre
d’idées préconçues sur la maladie ».
Le journal précise cependant qu’à l’heure
actuelle, « une majorité des décès [par
cancer] n’est pas expliquée ou explicable ».
L’Humanité cite notamment l’épistémologiste
Philippe Autier, membre du CIRC, qui remarque que
« ce rapport souligne l’insuffisance de
certaines connaissances scientifiques. Nous
ignorons tout, par exemple, du cancer des
testicules ou pourquoi la fréquence du cancer du
sein évolue de manière significative en fonction
des pays ». |
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21
août 2007
Actu : Femmes
de chantiers (Paris Normandie du 20/08/07)
TENDANCE
Elles sont de plus en plus nombreuses à s'engager dans les métiers du
BTP, secteur traditionnellement masculin. Rencontre avec une plaquiste
et une cordiste
Depuis six ans, Marie travaille sur cordes en toute
sécurité. Ici, sur un chantier de maçonnerie
Trente mille femmes
dans le secteur du bâtiment d'ici 2009. Soit deux fois plus
qu'aujourd'hui. Tel est l'objectif de la Fédération française du
bâtiment (FFB), qui aimerait voir davantage d'ouvrières sur les
chantiers. Ses motivations ? Favoriser l'égalité professionnelle et
combler la pénurie de main-d'œuvre. Le défi est de taille.
Actuellement, les femmes ne représentent que 1,5% des ouvriers. «
Elles sont quasiment absentes du gros œuvre. En revanche, elles sont
de plus en plus nombreuses dans le second œuvre (peinture, carrelage,
électricité, ébénisterie) », précise Pascal Dupuis, conseiller en
prévention des risques professionnels à BTP santé. Mais est-ce facile
d'être une femme dans ce milieu encore largement dévolu aux hommes ?
Deux Rouennaises de
27 et 28 ans, Marie, cordiste, et Sophie, plaquiste, y trouvent leur
compte. Et s'amusent, même. La première apprécie avant tout le travail
en plein air et la possibilité d'exercer partout en France et à
l'étranger.
La deuxième se
passionne pour l'aspect créatif du placo et « se sent bien » dans ce
métier manuel, « original pour une femme ».
Mais, entre l'obligation de faire toujours plus que les hommes, les
discriminations et l'ambiance « un brin machiste », il n'est pas
toujours aisé de trouver sa place dans ce milieu quand on appartient à
la gent féminine. « Je suis payée comme quelqu'un qui ne travaille que
depuis deux ans alors que j'ai commencé en 2001 et de nombreuses
entreprises refusent catégoriquement de travailler avec des femmes ».
Et Sophie, dans le
bâtiment depuis 3 ans, d'ajouter : « Au début, il y a une sorte de
distance avec les autres ouvriers. Ils m'observent sans arrêt,
vérifient mon travail. Mais, quand ils voient que je sais ce que je
fais, tout va bien ».
Il faut dire que Sophie « fait tout comme les hommes ». Elle pose les
rails, isole, porte les plaques de placo (2m50 sur 1m20) « seule »,
les fixe, fait les bandes et les enduits. Et, est souvent « plus
soignée qu'un homme », confie son ancien employeur.
Une
qualité largement exploitée par Marie.
« Quand je suis accrochée à une corde, il y a quelques travaux de
restauration très physiques que je ne peux pas réaliser. Je compense
en mettant en avant ma patience, ma rigueur et de la minutie ». Une
option qui marche puisque Marie travaille souvent en binôme. « De ce
fait, on est complémentaire avec mon collègue ».
Pour Pascal Dupuis,
les femmes ont deux autres qualités, essentielles au secteur du
bâtiment et à son évolution. « Elles ont le sens du contact et sont
sensibles aux questions de sécurité, de santé et de prévention (voir
ci-contre). Il est donc important d'ouvrir ces métiers aux femmes. »
Un souhait largement partagé par Marie et Sophie.« De nombreuses
sociétés refusent de travailler avec des femmes »
«
Etre attentif à sa posture »
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Il n'est pas toujours aisé de trouver sa place dans ce milieu.
Didier Prod'homme est médecin du travail spécialisé dans le BTP. Tous
les métiers du bâtiment sont-ils accessibles aux femmes ?
Didier Prod'homme :
« Il y a évidemment des problèmes quant à la manutention. Parce qu'il
est souvent plus difficile pour une femme de porter des charges
lourdes. Mais avec le développement des moyens mécaniques et
l'adaptation de l'outillage, ces métiers sont de plus en plus
accessibles. Une activité me paraît toutefois particulièrement
difficile : la maçonnerie. Les sacs de ciment et les agglos sont très
lourds. » Une femme prend-elle plus de risques qu'un homme si elle
pratique un métier difficile physiquement ?
D.P :
«A partir du moment où elle fait attention à la façon dont elle porte
et dont elle se tient, elle ne prend pas plus de risques qu'un homme.
De manière générale, les ouvriers du bâtiment doivent être très
attentifs à leurs gestes, leurs postures et aménager leur poste de
travail pour exercer dans les meilleures conditions possibles.
Il faut savoir que le trouble musculo-squelettique (TMS) représente 70
% des maladies professionnelles en France, et est très fréquent dans
le secteur du bâtiment.»
Quels sont les principaux TMS que vous rencontrez ?
D.P :
«Les travailleurs du bâtiment souffrent principalement de problèmes
aux genoux qui sont très sollicités sur un chantier et dans le bas du
dos.
Mais selon le métier exercé, les ouvriers ne sont pas sujets aux mêmes
troubles.
Un peintre, par exemple, risque d'avoir mal aux épaules et de souffrir
de problèmes cardiaques.»
PREVENIR
La
prévention en matière de santé est essentielle dans le BTP. Et les
femmes sensibles à ces questions pourraient permettre de faire évoluer
les mentalités. Le service de santé au travail du BTP a multiplié ses
actions de prévention ces dernières années. Son but : sensibiliser les
employeurs et les salariés aux risques professionnels (nuisances
sonores, troubles musculo-squelettiques, produits nocifs) afin
d'améliorer les conditions de travail. Santé BTP : 02.35.71.85.90.
CHIFFRES
Au
niveau national, 16 700 femmes travaillent actuellement dans le
secteur du bâtiment.Parmi elles, 9 300 sont en formation
professionnelle, dont 6 300 en formation initiale. En 2004, en
Seine-Maritime, on comptait 2 693 salariées dans le secteur du BTP. En
2005, elles étaient 2 825, soit une progression de 4,5 %.
Pour la
Haute-Normandie, en 2005, il y avait 3 990 femmes dans le BTP. Source
: Fédération française du bâtiment et UNEDIC
MANUEL SANSON ET TIPHAINE POIDEVIN
(Paris Normandie du Lundi le 20 août 2007)
31
juillet 2007
« Alcool au bureau : les patrons à
l’affût «
Libération
Libération se penche sur « l’enquête de l’association Aides Alcool
sur la consommation de produits psychoactifs (alcool,
essentiellement, mais aussi cannabis ou médicaments),
menée en collaboration avec l’Observatoire social de Lyon
auprès d’une centaine de petites et très petites
entreprises de Rhône-Alpes ».
Le journal précise que l’objectif était d’«
élaborer des techniques de prévention adaptées à ces
structures qui, au contraire des grosses sociétés, n’ont
pas les moyens de mettre en place des campagnes de
sensibilisation ».
Libération constate que « selon le rapport, 70 %
des chefs d’entreprises se disent préoccupés par la
consommation de produits psychoactifs. Mais la plupart
estiment que ce n’est pas à eux de régler le problème ».
« Parmi les sondés, ceux qui ont été confrontés à des
soucis d’alcool au travail ont géré l’affaire en rappelant
oralement à l’ordre le salarié. Un tiers des cas se sont
soldés par un licenciement, et l’orientation vers des
services psychosociaux ou médicaux reste marginale »,
ajoute le quotidien.
Le journal relève que « pourtant, les mentalités ont
évolué. Si les pots de départs et autres festivités de
bureau restent une tradition, les entreprises tendent à
surveiller les doses d’alcool consommées ».
Libération cite Jean-François Vallette, directeur
d’Aides Alcool Rhône-Alpes, qui remarque que « les
chefs d’entreprise s’intéressent à ces problèmes lorsqu’il
y a un risque d’accident, un risque de responsabilité
pénale pour eux ou lorsqu’il y a baisse de la
productivité, mais rarement en dehors de ces cas précis ».
« Comme c’est interdit au travail, on nie le problème.
Alors que l’on sait très bien que la consommation d’alcool
est une réalité, culturelle et sociale, qui touche aussi
le monde de l’entreprise », continue le responsable. |
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18 janvier 2007
Article paru
dans « Agence Normande d’Information »
La Haute
Normandie se dote d’un Observatoire de la Santé au
travail
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Les organisations syndicales
d’employeurs (UPA, MEDEF, CGPME) et de salariés (CFDT, CFTC et CFE
/ CGC) ont signé mercredi l’acte de naissance d’un premier
Observatoire régional de Santé au Travail (ORST) en Haute
Normandie. Avec cette instance paritaire régionale, constituée
sous la forme associative, les partenaires signataires souhaitent
améliorer le dispositif de prévention des risques professionnels
et le suivi santé au travail des salariés en région. La mise en
place de l’observatoire en Haute Normandie donne suite à un accord
national interprofessionnel en 2002 sur la Santé au Travail et la
prévention des risques professionnels qui prévoyait l’installation
d’un ORST dans chaque région.En région de nouveaux acteurs
interviennent dans le domaine de la santé et de la sécurité au
travail. Il convenait de coordonner ces multiples professionnels
dans une structure d’échange et de concertation inexistante
jusqu’alors. « Les médecins, les services de médecine du
travail, les infirmières d’entreprise, les services de la CRAM,
ceux de l’ARACT, employeurs ou salariés travaillaient dans son
coin. L’observatoire permettra par exemple de surveiller les
travaux redondants. En favorisant la circulation de l’information,
il permettra aux différents acteurs de mieux se connaître entre
eux », motive la déléguée régionale du MEDEF Agnès Macouin.
Les risques de santé spécifiques de la région seront par ailleurs
mieux pris en compte (activités en sites SEVESO et secteur
pétrochimie notamment). Mais avant de promouvoir au niveau
régional des orientations politiques en matière de santé et de
sécurité au travail, d’hygiène ou de prévention, l’association se
donne comme premier objectif « une mise à plat » et
« l’élaboration d’un diagnostic terrain » pour la fin de l’année.
Absents dans l’accord national, les syndicats CGT et FO n’ont pas
en région expliqué leurs méfiances. « Ils seront les bienvenus
à l’observatoire si l’envie de nous rejoindre les gagne »,
invite Agnès Macouin.

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30/01/2007
« Cancers
au travail : la Cnam agit »
Libération
Libération constate en effet que la Cnam « fait de la
prévention de ces pathologies l'axe prioritaire de sa branche
accidents du travail-maladies professionnelles », l’organisme
s’étant « fixé deux grands objectifs : favoriser
l'indemnisation des victimes et prévenir les risques ».
Le quotidien relève ainsi qu’« en 2006, 600 ingénieurs-conseils
et contrôleurs sécurité ont été formés, afin de mieux conseiller
les chefs d'entreprises et pouvoir contrer le déni de risque. Un
module de formation a été élaboré pour les médecins. Et un dossier
d'information sur les cancers professionnels est accessible sur le
site de l'Institut national de recherche et de sécurité
(www.inrs.fr) ».
Le journal cite Jean-François Certin, coordonnateur du plan
d'action de la Cnam, qui note qu’« une origine professionnelle
est fortement suspectée dans 4 à 8,5 % des cancers. Ce qui
représente entre 11 000 et 23 000 nouveaux cas par an ».
Libération remarque que « ces cancers résultent des expositions
des années 60 et 70 », et note que la Cnam « veut aussi
agir pour «éviter ceux de demain» ».
Le quotidien indique ainsi que « 2,3 millions de salariés sont
actuellement exposés à des produits cancérigènes. Avec des
inégalités flagrantes : 70 % de ces salariés sont des ouvriers. Le
taux de mortalité par cancer est 10 fois plus élevé chez les
ouvriers et employés que chez les cadres et professions libérales
».
Jean-François Certin observe cependant que « bien qu'en
augmentation, le nombre de cancers reconnus professionnels
sous-estime la réalité». Hélas, souvent le médecin traitant ne
pense pas au lien travail-cancer. Et la victime elle-même peut
avoir oublié des expositions à des produits cancérogènes ».
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29/01/2007
« Trois
jours pour arrêter de fumer au bureau »
Libération,
Le Figaro, Le Parisien, La Croix, Le Monde, La Tribune, Les Echos,
Le Journal du Dimanche
Le Figaro rappelle sur une page qu’« à compter de jeudi, il
sera interdit de fumer sur son lieu de travail, sauf aménagement
par l’entreprise d’un fumoir ultrasophistiqué, cas rarissime ».
Le journal parle de « révolution culturelle pour le monde du
travail ».
Libération, qui consacre également une page au sujet, titre pour
sa part sur « la fin du mégot-boulot-dodo ».
La Croix retient qu’« il en coûtera 68 euros de fumer dans un
lieu public », alors que Le Monde publie un entretien avec
Philippe-Jean Parquet, professeur de psychiatrie et d’addictologie,
qui remarque que « l’interdiction du tabac s’inscrit dans une
logique citoyenne ».
Le Journal du Dimanche consacre de son côté une double page à
cette interdiction de fumer dans les lieux publics, et s’interroge
: « La France est-elle prête ? ».
Les Echos relèvent quant à eux qu’« en interdisant de fumer
dans les lieux publics, la France rejoint le peloton de tête
européen », alors que La Tribune note, entre autres, que «
nombre d’entreprises envoient fumer leurs salariés… dehors ».
Le Parisien rappelle pour sa part que « chaque fumeur qui veut
s’arrêter aura droit à une aide de 50 euros pour s’acheter des
substituts nicotiniques. Mais ces médicaments, plébiscités par les
tabacologue, déclenchent chez certains une nouvelle dépendance »,
ajoute le quotidien.
Le journal livre les propos de la tabacologue Anne Bretel, qui
précise : « Au niveau purement médical, ça ne représente pas un
vrai risque, mais c’est quand même ennuyeux ».
La spécialiste rappelle que ces substituts nicotiniques sont «
infiniment moins dangereux que la cigarette », mais indique
néanmoins « qu’on peut considérer qu’une personne est accro, et
a intérêt à consulter, quand ça fait plus d’un an qu’elle consomme
ces gommes ou ces bonbons tous les jours ».
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22/01/2007
« L'installation de
défibrillateurs utilisables par tous bientôt
autorisée par décret »
Libération
C'est ce qu'indique Libération, qui estime que «
c'est un texte qui pourrait permettre de sauver des
milliers de vies ».
Le journal relève que « ces appareils vont
pouvoir être installés dans les lieux publics, comme
les aéroports ou les gares. Et tout témoin d'un
arrêt cardiaque pourra les utiliser en attendant les
secours ».
Libération rappelle que « souvent conséquence
d'un infarctus, la mort subite concernerait en
France 30 000 à 60 000 personnes par an ».
« Dans la grande majorité des cas, l'arrêt cardiaque
est dû à un trouble grave du rythme ventriculaire,
tachycardie ou fibrillation. Seule solution : faire
repartir le coeur par un choc électrique », note
le quotidien.
Le journal ajoute que « dans l'idéal, [la
défibrillation] doit être faite dans les 6 premières
minutes. Les chances de survie diminuent en effet de
10 % par minute ».
Libération cite notamment le Pr Jean-Claude Daubert,
président de la Société française de cardiologie,
qui rappelle que « la réglementation actuelle est
contraignante. Les défibrillateurs ne peuvent être
utilisés que par quelques catégories de personnes
spécialement formées ».
Le quotidien remarque toutefois qu'« il reste un
hic, c'est à domicile et non dans la rue que
survient la majorité des morts subites ».
Revue de presse rédigée par
Laurent Frichet |
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12/01/2007

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14/12/2006
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«
L'Europe met la chimie sous contrôle »
Libération, La Croix, La Tribune, Les Echos
Libération rappelle sur 3 pages que «
les Vingt-Cinq devraient voter aujourd'hui le règlement [Reach]
destiné à bannir de l'Union les substances chimiques les plus
toxiques ».
Le journal constate ainsi qu’« après 6 ans de batailles
législatives et un bras de fer titanesque entre l'industrie chimique
européenne et les associations écologistes, le Parlement européen
s'apprête à adopter une réglementation sans équivalent sur le
contrôle des produits chimiques ».
Libération note que Reach, qui « va passer au crible quelque 30
000 substances chimiques, […] devrait pouvoir entrer en vigueur le 1
er juin 2007 ».
Le quotidien revient notamment sur les « phtalates à profusion »,
rappelant que ces « additifs utilisés pour assouplir les
plastiques ou fluidifier des cosmétiques » sont « considérés
comme des perturbateurs endocriniens ».
Le journal aborde également les organoétains, « utilisés comme
stabilisateurs face à la lumière ou la chaleur » dans les
chaises de bureau, les moquettes, les textiles traités contre le
feu, etc., qui « font partie d’une famille de toxiques reconnue
comme dangereuse pour le système immunitaire ».
Libération aborde « une
évidence pour de nombreux chercheurs ».
Le quotidien rappelle ainsi que « les substances chimiques sont
les principales suspectes de la baisse de la fertilité humaine ».
Le journal cite Alfred Spira, chercheur à l'Inserm et professeur de
santé publique et d'épidémiologie à l'université Paris-XI.
Le spécialiste note que « dans l'espèce humaine, nous n'avons pas
d'expérimentation, mais Seveso ou le Distilbène ® constituent des
preuves «quasi expérimentales» » d’un lien entre produits
chimiques et troubles de la fertilité.
Libération remarque en outre que ce règlement est « un coup de
pouce bienvenu pour la toxicologie », rappelant qu’en Europe,
« la recherche en toxicologie est misérable, son enseignement quasi
inexistant ».
La Croix constate également sur sa Une et 2 pages que « les
produits chimiques [sont] mis sous surveillance ».
Le journal remarque toutefois que « la décision de classer tel ou
tel produit comme toxique pour l’homme risque parfois d’être un
véritable casse-tête, du fait notamment de l’incertitude entourant
leurs dangers ».
La Tribune retient pour sa part que « la chimie européenne [est
mise] à l’index », tandis que Les Echos notent que
« l’Europe adopte la
législation la plus stricte au monde ».
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21/11/2006
«
Des défibrillateurs pourraient sauver des
milliers de vies »
La Croix
Pierre
Bienvault s’intéresse dans La Croix à ces
communes qui « ont décidé de s’équiper
de défibrillateurs automatisés, qui
permettent aux témoins d’un arrêt
cardiaque de porter les premiers secours
».
Le journaliste précise que « ce
défibrillateur peut être utilisé par
n’importe quel témoin d’un accident
cardiaque, qui pourra ainsi intervenir
dans les 5 premières minutes décisives ».
Pierre Bienvault rappelle en effet qu’en
France, « le délai d’intervention des
équipes d’urgence est en moyenne de 7 à 8
minutes. Chaque année, de 40 000 à 60 000
personnes meurent ainsi d’un arrêt
cardiaque ».
Le journaliste note que
« la 3
ème édition du Forum de l’urgence,
qui débute ce matin à Lille à l’initiative
du Conseil français de réanimation
cardio-pulmonaire, va largement insister
sur la nécessité pour les communes
françaises de s’équiper de ces appareils
de défibrillation ».
Revue de
presse Mediscoop |
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13/02/2006
« Un vaccin
prometteur contre la grippe aviaire »
Libération, Le
Figaro, Le Parisien, Le Monde
Jean-Michel Bader relève dans Le
Figaro qu'« une protection
vaccinale contre le H5N1 a été testée
avec succès sur des souris. En cas de
pandémie, elle pourrait être produite
6 fois plus vite que les produits
existants », ajoute le
journaliste.
Jean-Michel Bader se penche ainsi sur
les travaux de Suryaprakash Sambhara,
chercheur aux centres de contrôle et
de prévention des maladies d'Atlanta
et Suresh Mittal de la Purdue
University (Indiana), qui, dans le
Lancet, « annoncent avoir réussi à
développer un vaccin pandémique, par
génie génétique, contre plusieurs
souches distinctes de H5N1 chez la
souris ».
Le journaliste explique que « les
chercheurs américains ont imaginé,
créé et développé par génie génétique
un virus de rhume banal rendu
inoffensif et comportant le gène de
l'hémagglutinine H5 du virus H5N1
Hongkong. [...] Des souris de 10
semaines ont reçu deux injections à 4
semaines d'intervalle, soit de la
préparation vaccinale expérimentale,
soit d'un autre vaccin déjà testé
précédemment dans un autre essai
clinique humain ».
Jean-Michel Bader précise que «
pour tester l'efficacité du nouveau
produit, les groupes de souris ont
reçu 100 fois la dose léthale du virus
sauvage Hongkong 4 semaines après la
vaccination. Résultat : les souris
protégées par le nouveau vaccin ont
fait comparativement plus d'anticorps
et jusqu'à 8 fois plus de cellules
immunitaires. Les souris ont toutes
été protégées de la mort par la
réinfection virale, même contre des
souches virales différentes »,
précise le journaliste.
Le Monde remarque pour sa part que
« l'engouement mondial pour le Tamiflu
® et le succès de ses anticancéreux
confortent la stratégie de Roche ».
Le journal constate en effet que «
le laboratoire familial suisse a
profité de l'engouement mondial pour
l'antigrippal, que la menace de la
grippe aviaire a rendu célèbre. Les
ventes de ce dernier ont dépassé 1
milliard de francs suisses en 2005,
contre 300 millions de francs suisses
en 2004. Pour 2006, le Tamiflu ® a le
profil d'un «blockbuster» (médicament
dégageant plus de 1 milliard de
dollars de chiffre d'affaires) ».
Revue de presse rédigée par
Laurent Frichet |
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17/01/2006
« Grippe
aviaire : de 15 à 35 % des Français
malades en cas de pandémie »
Libération, Le
Parisien, Le Monde, L'Humanité, La
Tribune, Les Echos
Les Echos notent sur quelques lignes
que selon « divers scénarios »
de l'Institut de veille sanitaire,
publiés dans le Bulletin
épidémiologique hebdomadaire, « une
pandémie [de grippe] due à un virus
nouveau contre lequel l'homme n'a pas
appris à se défendre pourrait rendre
malade entre 15 % et 35 % des Français
».
Le journal indique que selon l'InVS,
« la France, en cas de pandémie de
grippe due à un nouveau virus, aurait
assez de médicaments antiviraux pour
tous les malades, mais les stocks
seraient trop limités pour assurer une
large prévention ».
Le Parisien livre de son côté les clés
pour « tout savoir sur la menace ».
Le journal rappelle qu'«
aujourd'hui et demain, des
représentants d'une centaine d'Etats
se réunissent à Pékin pour compléter
l'arsenal contre une éventuelle
pandémie mondiale ».
Le Parisien répond à différentes
questions, telles que : « Nos
hôpitaux sont-ils prêts ? Oui, pour
accueillir un cas suspect de grippe
aviaire. Pas totalement dans une
configuration de pandémie ».
Le quotidien publie par ailleurs un
entretien avec Xavier Bertrand.
Le ministre de la Santé remarque
notamment que « pour le moment, le
niveau de risque n'augmente pas ».
Le Parisien se penche en outre sur un
« début de fronde chez certains
généralistes », indiquant que
selon une enquête de l'URML d'Ile-de-France,
« 77 % d'entre eux ne savent pas
définir précisément leur rôle dans le
cadre du plan de lutte contre la
pandémie grippale. Seuls 7 % savent
précisément ce qu'ils auraient à faire
en cas de crise ».
Le journal ajoute que la «
revendication numéro 1 » des
généralistes est de « pouvoir
constituer des stocks de masques dans
leur cabinet, pour leur propre usage ».
Le Parisien note qu'« au ministère,
on concède que, au cas par cas, cette
mesure serait justifiée pour rassurer
les médecins, mais on hésite à
l'adopter en craignant une panique de
l'opinion ».
Libération retient pour sa part que
« la question de l'effort financier à
mobiliser pour endiguer une épizootie
pouvant devenir un fléau pour
l'humanité sera au centre de la
conférence qui réunira à Pékin 90 pays
et 25 ONG sous l'égide de la Banque
mondiale et de l'Union européenne ».
Revue de presse rédigée par
Laurent Frichet |
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« Les
troubles musculo-squelettiques,
nouvelles maladies professionnelles »
Le Figaro
Martine Perez constate dans Le Figaro
qu'« une nouvelle épidémie se
développe depuis une quinzaine
d'années dans le monde du travail :
les troubles musculo-squelettiques ».
La journaliste remarque que « c'est
désormais - et de loin - le premier
problème de santé au travail et c'est
la première cause d'indemnisation pour
maladie professionnelle ».
Martine Perez fait savoir qu'«
aujourd'hui, un colloque sur ce sujet
est organisé au ministère de la Santé,
tandis que le Bulletin épidémiologique
hebdomadaire y consacre son numéro
daté du 15 novembre ».
La journaliste indique que « ce
sont surtout les troubles
musculo-squelettiques des membres
supérieurs qui auraient augmenté au
cours de la dernière décennie. En
revanche, la fréquence des lombalgies
ne semble pas avoir augmenté ».
Martine Perez note ainsi que « 24
000 cas de TMS ont été indemnisés en
2003 contre 2 602 en 1992. [...] En
termes de coût, cela représente 541
millions d'euros, et dépasse le
milliard si l'on y ajoute les
lombalgies professionnelles. Mais ces
travailleurs indemnisés ne
représentent qu'une toute petite
partie de ceux souffrant de TMS »,
note la journaliste.
Martine Perez remarque que « le
réseau pilote de surveillance
épidémiologique des TMS mis en place
en 2002 dans la région des Pays de la
Loire avec l'Institut de veille
sanitaire et 80 médecins du travail
commence à apporter des données assez
précises ».
« Ainsi, sur 2 685 salariés tirés au
sort et examinés entre 2002 et 2003
par les médecins du travail du réseau,
il est apparu que 15 % des femmes et
11 % des hommes souffraient d'un TMS
des membres supérieurs, les plus
fréquentes étant les tendinites de
l'épaule, le syndrome du canal
carpien... », constate la
journaliste.
Revue de presse rédigée par
Laurent Frichet |
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« Le scandale
du désamiantage »
Le Parisien
Le Parisien annonce dans un court
article un « scandale pur et simple
».
Le journal parle de constat «
accablant », expliquant que
l'affaire concerne le désamiantage
effectué par des sociétés
spécialisées.
Le Parisien indique ainsi qu'« en
2005, 62 % des quelque 784 contrôles
effectués en juin et juillet par les
agents de l'inspection du travail et
des caisses de Sécurité sociale, avec
l'appui de l'Institut national de
recherche et de sécurité, étaient
positifs ».
Le quotidien précise que «
concrètement, les deux tiers des
entreprises chargées du retrait et du
confinement de l'amiante étaient dans
l'irrégularité la plus totale, faisant
courir des risques graves aux
personnels concernés, ainsi qu'aux
personnes vivant à proximité des
chantiers ».
Le Parisien remarque notamment que
« les équipements respiratoires à
adduction d'air, qui sont pourtant
obligatoires et permettent de protéger
les ouvriers, sont très souvent
inexistants (66 % des cas). De même,
l'humidification de l'amiante,
technique permettant de maîtriser
efficacement l'empoussièrement et de
limiter ainsi la propagation des
particules friables, n'est pratiquée
qu'une fois sur deux (56 % ».
« Quand on sait que, chaque année, 10
000 opérations de désamiantage sont
conduites en France, cela laisse
songeur sur le degré de responsabilité
des entreprises concernées », note
Le Parisien.
Le quotidien fait savoir que Gérard
Larcher, ministre du Travail, va
annoncer aujourd'hui que « les
contrôles et les sanctions iront en se
durcissant », et « présentera
un projet de décret qui alourdira les
obligations des employeurs chargés du
désamiantage ».
Revue de presse rédigée par
Laurent Frichet |
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Quelle protection efficace
conseiller contre des niveaux sonores élevés ?
Le Concours Médical 28/09/2005
Prévention
du risque routier
Le
Bulletin de l'Ordre des Médecins -
sept 2005
« Le tabac encore trop présent au
travail »
Libération, La Tribune
Libération indique que selon un sondage Ipsos rendu
public par Pfizer à la Conférence internationale
francophone de contrôle du tabac, « un quart des
salariés - 4,6 millions de personnes - restent enfumés
sur leur lieu de travail ».
Le journal remarque en effet que « 21 % des
salariés déclarent qu'il n'est pas interdit de fumer
dans leur entreprise. Et seulement 23 % que la loi
Evin y est appliquée ».
Libération note que « certains sont mieux protégés
que d'autres puisque 31 % des ouvriers contre 11 % des
cadres travaillent dans une entreprise hors la loi. En
revanche, quasiment tous - 93 % - sont désormais
conscients du fait que l'exposition à la fumée des
autres ne constitue pas seulement une gêne mais un
«risque important pour la santé des non-fumeurs» »,
note le quotidien.
Libération ajoute que « plusieurs conférenciers ont
évoqué une reprise du tabagisme en France. Selon
Pfizer, c'est le «calme plat» sur le marché des
substituts nicotiniques, «redescendu au niveau de
2002» », indique entre autres le journal.
La Tribune constate également que « plus d’un tiers
des salariés estiment que la loi Evin est mal
appliquée ».
Le journal précise notamment que selon cette enquête
Ipsos, « seuls 52 % des salariés considèrent que
l’interdiction de fumer est très bien respectée »
dans les entreprises.
La Tribune remarque elle aussi que « l’un des
autres points marquants est la prise de conscience
importante et déclarée par les salariés du danger pour
la santé du tabagisme passif ».
Le quotidien cite en outre le Pr Bertrand Dautzenberg,
pneumologue à la Pitié-Salpêtrière et président de
l’Office français de prévention du tabagisme, qui
remarque que « 3 000
décès par an seraient dus en France au tabagisme
passif, dont près de la moitié en raison de
l’environnement de travail ».
Mediscoop du 20 septembre
2005
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« L’amiante va faire 100 000 victimes »
Le Parisien
Le Parisien indique que des experts ont déclaré hier, devant
une commission parlementaire, que « les cancers liés à
l’amiante pourraient faire de 50 000 à 100 000 victimes en
France d’ici à 2030 ».
Le journal précise qu’il s’agit des conclusions du Pr Marcel
Goldberg, de l’Inserm.
Le Parisien note en outre qu’« au-delà des secteurs les
plus concernés (chantiers navals, mines, usines productrices
de produits à base d’amiante), se pose la question de
l’exposition des travailleurs du bâtiment ».
Le quotidien indique de plus que
« le Pr Goldberg a regretté qu’une étude
épidémiologique sur les fibres de substitution à l’amiante ait
été «stoppée parce que tous les employeurs concernés ont
refusé qu’elle se fasse chez eux» ».
Mediscoop du jeudi 15 septembre
2005 |
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« Sensibiliser à la vaccination grippale
les personnes à risques »
Le Monde consacre sa page « médecine » à la grippe. Le
quotidien constate en effet que « la nouvelle épizootie de
peste aviaire vient bouleverser la stratégie de lutte contre
l'épidémie hivernale du virus de la grippe ».
Le Monde indique donc que « cette année, l'incitation à la
vaccination antigrippale prendra une dimension toute
particulière ».
Le journal remarque en outre que « l'insuffisance notable
du taux de couverture vaccinale dans les professions
sanitaires, notamment paramédicales, va conduire les autorités
à faire des efforts d'explication sur l'intérêt de cette
vaccination, pour elles-mêmes comme pour les personnes
qu'elles prennent en charge ».
Le Monde interroge par ailleurs le Pr Alain Goudeau, chef du
service de bactériologie-virologie du CHU de Tours, sur «
l'éventuel passage à l'homme du virus de la grippe aviaire ».
Le spécialiste estime que la constitution d'un stock de plus
de 10 millions de doses d'un médicament antiviral « n'est
pas une mesure préventive dont il faut attendre beaucoup. Et
ce pour diverses raisons. La première tient au médicament
antiviral lui-même, dont on ne connaît pas l'efficacité réelle
en cas de très grande épidémie due au virus aviaire. D'autre
part, les résultats obtenus en Asie chez les premiers cas
humains de grippe due au virus aviaire montrent que cet
antiviral est en général peu efficace, voire pas efficace du
tout ».
Alain Goudeau déclare que « si
nous devions être confrontés à une épidémie de grippe très
sévère d'origine aviaire, toutes les mesures préventives ou
curatives que l'on annonce aujourd'hui à grand renfort de
publicité montreraient malheureusement très vite leurs
limites. Nous serions rapidement largement démunis ».
Le Monde : 7/09/200
"Le débat autour de la
santé au travail fait rage"
Entreprise et Carrières juillet 2005 |
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