La Pluridisciplinarité légalisée

La Pluridisciplinarité légalisée

Depuis la loi n° 2002-73 du 17 janvier 2002, les services de santé au travail mettent en oeuvre la pluri-compétences ''médicales, techniques et organisationnelles '' avec pour objectif :

- la prévention des risques professionnels
- l'amélioration des conditions de travail.

Pour cela, les services de santé au travail devront s'appuyer sur le dispositif existant :

 les CRAM , l'ANACT , pour le secteur du BTP,  l'OPP ( organisme professionnel de prévention ) et toute personne et organisme ''habilités''...

L'analyse du texte ne souffre pas de multiples interprétations. Les services de médecine du travail d'hier sont bel et bien au coeur du dispositif, les moteurs d'une nouvelle politique de la protection du salarié. Il faut éviter que l'activité professionnelle  ne vienne altérer la santé et  il est nécessaire parallèlement de rechercher toutes les mesures pour améliorer les conditions de travail.

Que deviennent les médecins du travail dans tout ce ''grand chambardement ''?

Pour les chevronnés, çà ne change pas grand chose. Le dispositif législatif permettait de faire ce qui est synthétisé dans l'article 193 de la loi de janvier 2002.
Pour la grande majorité des médecins du travail, il n'est pas possible de satisfaire à toute la règlementation, dans le cadre d'une répartition du temps de travail, 2/3 de temps clinique et 1/3 pour les actions en milieu professionnel.
Pour les nouveaux venus, qui devront être ''régularisés'' , le texte législatif leur donne une motivation supplémentaire pour rejoindre le corps des médecins de la santé au travail. 
 
Le moment est venu , à la lumière de cette nouvelle règlementation, de repenser les pratiques actuelles et d'imaginer des procédures nouvelles de fonctionnement, d'autant, qu'on le veuille ou non, le médecin en santé au travail apparaît comme la pierre angulaire d'un nouveau système consacré à la prévention des risques et à l'amélioration des conditions de travail.

Qu'il agisse en mode réactif ou en mode anticipatif, le médecin du travail assumera inexorablement le positionnement d'un chef de projet qui devra coordonner les travaux, les démarches de l'ensemble des préventeurs pour aboutir aux résultats définis par la loi.

C'est sûrement sur ce terrain de la recherche de nouveaux modes de fonctionnement, sur les méthodes, sur l'ouverture et la mise en place de réseaux que la pluridisciplinarité trouvera la meilleure façon de s'exprimer .

Il est certain aujourd'hui, que les médecins en santé au travail et leurs services doivent repenser leurs modes de fonctionnement pour faire face à la généralisation de ce nouvel enjeu visant la l'élimination des risques d'altération de la santé au travail..

G DUPUIS