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1.1 - Présentation générale du programme |
1.1.1 Introduction
1.1.2
Caractéristiques générales du programme national nutrition santé
1.1.3 Présentation du programme
1.1.1
Introduction
Le programme national nutrition santé a
été annoncé par le Premier ministre lors du discours de clôture des Etats
généraux de l’alimentation le 13 décembre 2000.
S’appuyant sur les travaux réalisés notamment par le Haut comité de la
santé publique, le programme national nutrition santé a été lancé par le
ministre chargé de la santé le 31 janvier 2001.
Ce programme sur 5 ans (2001-2005) se fixe comme objectif général
l’amélioration de l’état de santé de l’ensemble de la population en
agissant sur l’un de ses déterminants majeurs : la nutrition. Il vise neuf
objectifs prioritaires quantifiés et indissociables ainsi que divers
objectifs spécifiques relatifs à des populations ou des problèmes
particuliers. Il définit des principes généraux pour l’action. Il oriente
la programmation selon six axes stratégiques. Pour chaque axe ainsi
déterminé il oriente les actions à mettre en œuvre pendant la durée du
programme.

1.1.2
Caractéristiques générales du programme national nutrition santé
- Il s’agit d’un programme complet de
santé publique, qui met en place les outils de son évaluation ; il
prend en compte les multiples dimensions de la nutrition : santé,
plaisir, culture, économie, échange.
- La nutrition, un déterminant de santé
majeur lié aux principales pathologies fréquentes dans la population
et dépendant de comportements et pratiques quotidiens soumis à des
influences multiples.
- Une santé positive : le programme
vise la promotion d’une alimentation et d’un mode de vie favorable à la
santé et la réduction du risque de maladie chronique. Il bannit
l’interdit.
- Une nutrition globale : l’état
nutritionnel est une alchimie complexe entre des apports nutritionnels,
un passé nutritionnel et des dépenses énergétiques ; c’est l’ensemble
qui doit être pris en compte et non seulement des problèmes particuliers
à un moment précis de la vie.
- Plurisectorialité, comme le
prouve la composition de son comité stratégique et les modalités de mise
en place.
- Partenariat avec de multiples
acteurs : ministères, Caisse nationale d’assurance maladie des
travailleurs salariés (CNAMTS), Comité français d’éducation pour la
santé (CFES), scientifiques, agences, secteur privé de l’alimentation…
- Cohérence afin de donner aux
français les repères qu’ils demandent devant une foison d’informations
aux origines diverses et une offre alimentaire toujours plus grande et
attrayante.
- Synergie entre les actions
développées : de multiples actions dans des champs variés, à destination
de publics divers pour l’atteinte des divers objectifs.
- Professionnels : le programme
s’appuie sur les professionnels qui interviennent auprès de la
population et des individus.

1.1.3
Présentation du programme
1.1.3.1
Etat nutritionnel et morbidité
1.1.3.2 Equilibre nutritionnel
et santé
1.1.3.3 La
nutrition, une priorité de santé publique
1.1.3.4 Les auteurs du
programme national
1.1.3.5 Objectifs général du
programme
1.1.3.6 Les
neufs objectifs nutritionnels prioritaires
1.1.3.7 Les neufs
objectifs nutritionnels spécifiques
1.1.3.1
État nutritionnel et morbidité
Il est, actuellement, démontré que l’alimentation et l’état
nutritionnel participent de façon essentielle au développement et à
l’expression clinique des pathologies les plus répandues, en France, comme
dans l’ensemble des pays industrialisés (maladies cardiovasculaires,
tumeurs malignes, obésité, ostéoporose, diabète, hypercholestérolémie
etc.).
Celles-ci ont un coût économique considérable puisqu’on estime à 30
milliards de francs par an, les coûts directs et indirects des maladies
cardiopathies ischémiques. Ceux attribuables à l’obésité atteindraient
près de 12 milliards de francs par an.
1.1.3.2
Équilibre nutritionnel et santé
A contrario, un équilibre nutritionnel, une consommation variée
avec une répartition satisfaisante des quantités ingérées permettent par
la consommation régulière d’aliments et de plats largement disponibles en
France, de préserver un bon état de santé et la qualité de vie.
1.1.3.3
La nutrition, une
priorité de santé publique
Conscients de ces enjeux, la France a fait de la nutrition l’une des
priorités de sa présidence de l’Union européenne. Une résolution sur ce
thème a été votée lors du conseil des ministres européens le 14 décembre
2000.
En 1999, la direction générale de la Santé avait sollicité l’avis de
différents experts nationaux.
En mai 1999, la ministre de l’Emploi et de la Solidarité et le secrétaire
d’État à la Santé et à l’Action sociale demandaient au Haut Comité de la
Santé publique (HCSP) une étude globale de la situation.
Le rapport " Pour une politique nutritionnelle de santé publique en France
" contenant divers recommandations a été remis à la secrétaire d’État à la
Santé et aux Handicapés, en juin 2000.
Le premier ministre, dans son discours de clôture des États généraux de
l’alimentation du 13 décembre 2000, a annoncé le lancement, en janvier
2001, d’un programme national " Nutrition-Santé " (PNNS), coordonné par la
secrétaire d’État à la Santé et aux Handicapés, en lien avec les membres
du gouvernement chargés de l’éducation nationale, de l’agriculture et de
la pêche, de la recherche, de la jeunesse et des sports et de la
consommation. Il en a fixé les grandes orientations.
1.1.3.4
Les auteurs du programme
national
Le présent plan s’appuie sur les travaux du Haut Comité de Santé
publique, du Conseil national de l’alimentation et des directions
techniques des différents ministères impliqués, en concertation avec
l’Assemblée des départements de France, l’Agence française de sécurité
sanitaire des aliments, l’Institut de veille sanitaire, la Caisse
nationale d’assurance maladie, la Fédération nationale de la mutualité
française, des personnalités scientifiques, des représentants de
consommateurs.
Le PNNS associe l’ensemble des acteurs publics et privés impliqués dans
les champs d’intervention retenus : recherche, formation et surveillance,
actions de terrain, de promotion, d’information, de prévention et de
soins, offre alimentaire, distribution et contrôle.
1.1.3.5
Objectif général du programme
Le programme national " Nutrition-Santé " (PNNS) a comme objectif
général d’améliorer l’état de santé de l’ensemble de la population en
agissant sur l’un de ses déterminants majeurs qu’est la nutrition.
1.1.3.6
Les neufs
objectifs nutritionnels prioritaires
Neuf objectifs nutritionnels ont été retenus comme prioritaires en
termes de santé publique.
1. Augmenter la consommation de fruits
et de légumes afin de réduire le nombre de petits consommateurs de
fruits et de légumes d’au moins 25 % ;
2. Augmenter la consommation de
calcium afin de réduire de 25 % la population des sujets ayant des
apports calciques en dessous des apports nutritionnels conseillés, tout
en réduisant de 25 % de la prévalence des déficiences en vitamine D,
3. Réduire la contribution moyenne
des apports lipidiques totaux à moins de 35 % des apports
énergétiques journaliers, avec une réduction d’un quart de la
consommation des acides gras saturés au niveau de la moyenne de la
population (moins de 35 % des apports totaux de graisses),
4. Augmenter la consommation de
glucides afin qu’ils contribuent à plus de 50 % des apports
énergétiques journaliers, en favorisant la consommation des aliments
sources d’amidon, en réduisant de 25 % la consommation actuelle de
sucres simples, et en augmentant de 50 % la consommation de fibres, –
Réduire de 5 % la cholestérolémie moyenne dans la population des adultes
;
5. Réduire l’apport d’alcool chez
ceux qui consomment des boissons alcoolisées. Cet apport ne devrait pas
dépasser l’équivalent de 20 g d’alcool pur par jour (soit deux verres de
vin de 10 cl ou deux bières de 25 cl ou 6 cl d’alcool fort). Cet
objectif vise la population générale et se situe dans le contexte
nutritionnel (contribution excessive à l’apport énergétique) ; il n’est
pas orienté sur la population des sujets présentant un problème
d’alcoolisme chronique, redevable d’une prise en charge spécifique,
6. Réduire de 5 % la cholestérolémie
moyenne dans la population des adultes,
7. Réduire de 10 mm de mercure la
pression artérielle systolique chez les adultes,
8. Réduire de 20 % la prévalence du
surpoids et de l’obésité (IMC > 25 kg/m2) chez les
adultes et interrompre l’augmentation, particulièrement élevée au cours
des dernières années, de la prévalence de l’obésité chez les enfants,
9. Augmenter l’activité physique
quotidienne par une amélioration de 25 % du pourcentage des sujets
faisant l’équivalent d’au moins une demi-heure de marche rapide par
jour. La sédentarité étant un facteur de risque de maladies chroniques,
doit être combattue chez l’enfant.
1.1.3.7
Les neufs
objectifs nutritionnels spécifiques
- Réduire la carence en fer pendant
la grossesse ;
- Améliorer le statut en folates des femmes en âge de procréer, notamment,
en cas de désir de grossesse ;
- Promouvoir l’allaitement maternel ;
- Améliorer le statut en fer, en calcium et en vitamine D des enfants et
des adolescents ;
- Améliorer le statut en calcium et en vitamine D des personnes âgées ;
- Prévenir, dépister, limiter la dénutrition des personnes âgées ;
- Réduire la fréquence des déficiences vitaminiques et minérales et de la
dénutrition parmi les populations en situation de précarité ;
- Protéger les sujets suivant des régimes restrictifs contre les
déficiences vitaminiques et minérales ; prendre en charge les problèmes
nutritionnels des sujets présentant des troubles du comportement
alimentaire ;
- Prendre en compte les problèmes d’allergies alimentaires.
Source : DGS/Sous-direction 5 -
Pathologies et santé
et Bureau des systèmes d’information.
8, avenue de Ségur, 75007 Paris.
Rédaction : juin 2001
Actualisation : décembre 2001
Pour plus d'informations
Sites internet
. Le Ministère de la Santé:
www.sante.gouv.fr
. Le Ministère de l'Agriculture et de la Pêche:
www.agriculture.gouv.fr
. La Caisse Nationale d'Assurance Maladie des
Travailleurs Salariés :
www.cnamts.fr
. L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des
Aliments ( AFSSA ) :
www.afssa.fr
. L'Institut national de Veille Sanitaire ( InVS ):
www.invs.fr
. Le Comité Français d'Education pour la Santé
( CFES ) :
www.cfes.sante.fr
. L'Institut Français pour la nutrition ( IFN ) :
www.ifn.asso.fr
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Grandes études de mesure des apports
nutritionnels menées en France depuis 1988
. Etude ''val de Marne '' ( 1988 ) : 1108 sujets de
6 mois à 97 ans.
. Etude ''ASPCC '' ( 1993-1994 ) : 271 enfants
de 2 à 17 ans et 1229.
. Etude '' SU.VI.MAX '' ( 1994-2002 ) : 13535
sujets adultes ( femmes de 35 à 60 ans et hommes
de 45 à 60 ans ).
. Etude '' INCA '' ( 1998-1999 ) : 1985 adultes
de 15 ans ou plus et 1018 enfants de 3 à 14 ans.
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