COMMUNIQUE
François FILLON, Ministre des Affaires Sociales, du Travail et de
la Solidarité, a présidé ce jour l’Assemblée plénière du Conseil
Supérieur de la Prévention des Risques Professionnels (CSPRP). Les
participants ont dressé le bilan des conditions de travail en 2002
et fixé les orientations stratégiques de la politique de
protection de la santé et de la sécurité au travail pour les
années 2003-2006.
Dans une société où le monde du travail est en pleine mutation – à
la fois économique et sociale –, et où les exigences de sauvegarde
de la santé au travail sont de plus en plus grandes, le ministre a
rappelé que la politique de protection de santé et de sécurité au
travail est une mission fondamentale de l’Etat. Il a dans le même
temps affirmé son attachement à voir les partenaires sociaux
s’investir pleinement dans la prévention des risques, et à
participer, au côté de l’Etat, à l’amélioration des conditions de
travail des salariés.
Dans ce but, François FILLON souhaite mobiliser les services de
l’Etat et les partenaires sociaux autour d’une politique
pluriannuelle de modernisation du système de prévention. Cette
démarche de protection de la santé des salariés, réconciliée avec
la performance de l’entreprise, fait partie du développement
humain durable.
L’année 2002 restera marquée par la volonté de relancer le
dialogue social et la négociation collective, dans un domaine où
l’implication des partenaires sociaux est, depuis longtemps, très
forte.
Le Ministre a souligné les améliorations sensibles constatées
récemment quant à l’évolution du risque d’accidents du travail ou
de maladies professionnelles. Il convient cependant de ne pas
baisser la garde, comme l’a cruellement rappelé la catastrophe de
Toulouse en septembre 2001, et malheureusement encore jeudi 28
mars dernier à Billy-Berclau. A ce propos, le projet de loi
relatif à la prévention des risques technologiques et naturels –
actuellement en cours de discussion devant le Parlement – doit
permettre de renforcer la maîtrise de ce type de risques.
Le Ministre a insisté sur l’importance que revêt la réforme de la
médecine du travail, et plus généralement la réforme des services
de santé au travail, dont les bases législatives ont été posées en
2002, et dont la traduction réglementaire est en cours.
François FILLON a enfin rappelé que les orientations adoptées par
le Conseil supérieur s’inscrivent dans le cadre des priorités
fixées par le Président de la République : en témoignent les
politiques de prévention des cancers professionnels et de lutte
contre les accidents routiers du travail, engagées par le
Ministère des Affaires Sociales, du Travail et de la Solidarité.
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